"Le jardin est divisé en deux planches, dont le sol de l'une est
plus élevé que l'autre, il est complanté de rosiers, de citronniers,
d'un cerisier et d'un saule pleureur", ainsi le décrit un inventaire
établi en 1778.
Les deux terrasses, reliées par un grand escalier à double révolution,
ont été nivelées au milieu du XIXe siècle.
C'est en se fondant sur cette description qu'un grand amoureux des
jardins, le vicomte Charles de Noailles, a redessiné celui de l'hôtel
de Clapier-Cabris en 1964, lui restituant l'aspect classique qui
convient à une demeure de la fin du XVIIIe siècle. Il est complanté
d'arbres traditionnels de la région, magnolia, plaqueminier, néfliers,
lauriers, mais doit également son charme à la présence quelque peu
anachronique de palmiers, introduit sur la Côte d'Azur au XIXe siècle.