C'est à la fin du XVIIe siècle qu'apparaît, simultanément à Moustiers
et Saint-Jean-du-Désert, la faïence, grâce à une famille de potiers
: les Clérissy.
La production de Saint-Jean-du-Désert est à l'origine plus décorative
qu'utilitaire. Les formes, le recours à des sujets nobles, la recherche
de l'harmonie dans le décor constituent une indéniable expression
du Baroque provençal.
Les pièces, en camaïeu de bleu et manganèse, sont cuites au grand
feu. C'est à dire que le faïencier applique le décor sur l'émail
cru puis expose les pièces dans un four à très haute température,
ce qui restreint l'éventail de la palette.
Le décor doit être spontané, aucun repentir n'est possible.
Les oxydes de métaux employés se diluent parfois dans l'émail cru
ce qui donne un décor légèrement flou.
Assiette décorée d'un écusson surmonté
d'une couronne de marquis et d'un chapeau d'évêque à dix houppes.
Armes de Louis de Thomassin, évêque de Vence de 1672 à 1680 et
de Sisteron de 1680 à 1718
Saint-Jean-du-Désert, fin XVIIe siècle.
D. 27 cm
Plat à décor de bergère filant
Saint-Jean-du-Désert, XVIIe siècle - Ancienne collection Marius
Bernard
H. 25,4 cm L. 29 cm
D. 27 cm