A partir du début du XVIIIe siècle, de nouvelles fabriques de faïence
s'établissent à Marseille et vont sévèrement concurrencer l'établissement
dirigé par Antoine Clérissy à Saint-Jean-du-Désert qui jouit jusque
là d'un quasi monopole.
Ces nouveaux faïenciers, tout d'abord Claude Fauchier vers 1711,
puis Claude Perrin et Louis Leroy, diversifient les formes et introduisent
la cuisson au petit feu et la polychromie.
Soupière couverte, anses en forme de
léopards, frétel en forme de poissons
Marquée sous le fond et à l'intérieur du couvercle.
Marseille, atelier de la veuve Perrin,
2ème moitié du XVIIIe siècle
H. 26 cm L. 43,5 cm
Lorsqu'en 1748 Claude Perrin meurt subitement à l'âge de cinquante
deux ans sa femme, Pierrette Candelot, lui succède à la tête de
la fabrique de faïence dont elle assume seule la charge. Connue
dès lors sous le nom de Veuve Perrin, elle signe les pièces produites
par son atelier d'un V et d'un P accolés.