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Toute odeur procure une sensation, puis une perception.
Tout comme l'écrivain qui doit maîtriser les mots avant d'en jouer,
ou le musicien qui doit connaître les notes avant d'en harmoniser
les accords, le parfumeur doit mémoriser les différentes notes olfactives
et leurs combinaisons. Cette culture olfactive lui offre un choix
d'innombrables matériaux autorisant d'infinies combinaisons.
Le nez n'est pour le parfumeur qu'instrument de contrôle. Une formation,
acquise sur plusieurs années lui permet de mémoriser, détecter,
comparer, associer, doser plusieurs dizaines de matières premières
pour composer un parfum.
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Dans son bureau, loin des fortes odeurs du laboratoire
d'essais, avec ses milliers de flacons contenant les huiles essentielles,
les absolus, les produits de synthèse, il compose. Odeurs bonnes
ou mauvaises, il crée avec des matériaux avec lesquels il peut exprimer
ce qu'il désire. Au départ, un thème initié à la demande du client
(ou parfois une idée libre) qu'il va traduire en odeurs puis en
parfums. Le parfum étant un produit qui s'évapore avec le temps,
le compositeur de parfums dispose de substances volatiles (naturelles
ou synthétiques) comme l'hexenol, la bergamote,
le citron, la lavande
; d'autres qui le sont moins comme les produits floraux : alcool
phenyléthilique, tubéreuse
[lien vers A1 -matières premières - tubéreuse], jasmin,
rose ; enfin de produits
persistants comme les notes boisées avec le santal, le patchouli,
les odeurs douces comme la vanille,
les muscs, l'ambre
(l'ambre est une composition de vanille et de labdanum).
Tous les composants d'un parfum qu'ils soient fugaces ou persistants
sont perceptibles dès l'ouverture du flacon, avec le temps les plus
volatils disparaissent et laissent place aux moins volatiles qui
disparaissent à leur tour. Ainsi le parfum est une histoire d'odeurs,
parfois une poésie du souvenir.
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