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Dès l'Antiquité, tandis que l'on utilise généralement
le sable recueilli sur place, aux lieux mêmes où l'on installe les
verreries, les substances alcalines proviennent déjà de l'incinération
d'herbes ou de plantes. Ces techniques généralisées dans le bassin
oriental de la Méditerranée pénètrent bientôt l'Empire
Romain et, plus particulièrement à la fin du Moyen-Age, l'Europe
Occidentale dont les importantes forêts fournissent non seulement
la matière siliceuse et les cendres (de bois ou de fougère), mais
également tout le combustible souhaitable.
L'accès facile à la matière première et en conséquence le faible
coût des verres communs ont largement contribué à la très large
diffusion du verre. Il a lentement remplacé la poterie de terre
ou l'étain.
Si depuis des temps immémoriaux, les verreries se sont établies
dans les forêts des provinces françaises, la Normandie est celle
qui a vu s'en élever le plus grand nombre. L'existence de ces verreries
a été conditionnée par la capacité de la forêt à assurer les besoins
en bois pour le chauffage des fours.
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