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Une histoire de la parfumerie
Rome

 

 

 

Oenochoé - terre cuite - Italie du Sud - Ve - IVe siècles avant J. C. - H. 10,4 cm

 

A l'origine sobre peuple de soldats paysans, les romains découvrent avec enthousiasme, sous l'influence de la Grèce et de l'Orient, des modes de vie sollicitant tous les sens et s'y rallient, parfois jusqu'à l'excès.

 

Aryballe - bronze - Empire romain - IIe -IIIe siècles avant J. C. - H. 7,6 cm

Très vite ils accordent aux parfums sous toutes leurs formes une place considérable. Dans les cultes religieux et les rites funéraires où l'encens, le costus, le benjoin, le musc, l'ambre gris et autres substances parfumées deviennent indispensables mais également en abondance dans la vie profane et particulièrement pour la toilette.

 

Kylix - terre cuite - Etrurie - VIIe siècle avant J. C. - H. 6 cm

Dans les thermes, tous, femmes et pauvres compris, peuvent se laver. C'est également grâce aux romains que se répand l'usage du sapo, pâte moussante à base de graisse de chèvre et de cendre de saponaires, ancêtre du savon.

 

 

Pyxide - terre cuite - Italie - IVe - IIIe siècles avant J. C - H. 10,5 cm

Lampe à huile - terre cuite - Italie - IVe - IIIe siècles avant J. C. - H. 8,5 cm

En perpétuant et en développant les usages des grecs et des orientaux, les romains contribuent à maintenir les anciens réseaux commerciaux qui, de l'Inde, de l'Arabie et de l'Afrique, acheminent par caravanes et par mer les produits bruts ou composés.
Les traités sur les odeurs, souvent écrits par les médecins qui leur prêtent des vertus curatives, mentionnent des végétaux tels le lis blanc, le narcisse, la cardamome, la rose, l'iris, le santal..., des substances animales comme le musc, la civette, le castoreum ainsi que diverses résines.

 

Lécythe aryballistique - verre soufflé - Empire romain - Ie siècle - H. 12 cm

A partir de ces matières premières, les romains préparent des onguents, des eaux de senteur, des parfums, des pastilles et des poudres odorantes.
Le traité de chimie de Zosine (fin du IIIe siècle) atteste que les romains connaissent la distillation.
Comme en Orient, ils utilisent également des fards très épais et colorés.

 

Flacon - verre soufflé - Syrie - IIe siècle - H. 17 cm

Des contenants variés abritent ces produits pour lesquels les romains remplacent souvent la pierre et la céramique par le verre soufflé moulé, qui permet une grande diversité de formes et de couleurs.

 

 

Pyxide - verre soufflé - Syrie - IIIe - IVe siècles - H. 6,5 cm

La diffusion des parfums dans l'empire romain et les améliorations techniques apportées à leur fabrication se sont donc accompagnées d'un affadissement de leur valeur religieuse, de leur symbolique mystique.

 

 

 

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Amphorisque
Divers contenants à parfums

 

 

 

Oenochoé (style de Gnathia) - terre cuite - Italie du Sud - IVe siècle avant J. C. - H. 14,5 cm Amphorisque - terre cuite - Italie - IIIe siècle avant J. C. - H.7 cm Amphorisque - terre cuite - Syrie - IVe siècle avant J.C. - H. 14,5 cm Lécythe - terre cuite - Italie du Sud - IVe - IIIe siècles avant J. C. - H. 16 cm

 

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Verre

Balsamaires - verre soufflé - Syrie - IIe siècle - H. de 7 cm à 17 cm

Coupelle - verre soufflé - Syrie du nord - Ie siècle - D. 6,3 cm

 

L'apparition du verre au Ie siècle avant J.C., et son utilisation comme contenant des substances parfumées, constitue la principale innovation de l'empire romain.

 

 

Pots à onguent - verre soufflé - Empire romain - IIIe siècle - H. 13,5 cm ; 10,5 cm ; 8,5 cm

Aryballe - verre soufflé - Empire romain - Ie siècle - H. 8,3 cm

 

Ce matériau, bien que fragile, présente deux intérêts : il est facile à travailler et ne garde pas les odeurs. Il permet aux Romains d'imiter les récipients venus de Grèce, mais également de produire des contenants d'une grande diversité de formes et de couleurs.

 

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