Informations Plan du site Accueil
Musée International de la ParfumerieMusées d'Art et d'Histoire de ProvenceVilla Musée Jean-Honoré Fragonard Boutique Pédagogie
Actualité Visite Virtuelle
Partenaires Questions fréquemment posées

Matières  premières de toutes originesPrincipales techniquesLa création en parfumerieUne histoire de la parfumerieDe le réclame au marketing

Association pour le Rayonnement du Musée International de la Parfumerie

   
 

Une histoire de la parfumerie
Le XIXe siècle jusqu'à la révolution industrielle

 

 

 

Ensemble de boîtes à savons - Carton, papier - France - fin du XIXe siècle - début du XXe siècle - L. de 19,4 cm à 6,2 cm

 

Un mouvement en faveur de l'hygiène et du bain se dessine au XVIIIe siècle, qui se concrétise par l'émergence de deux espaces jusqu'alors inexistants dans les demeures : le cabinet de toilette et la salle de bain.

Cette tendance hygiéniste se confirme au XIXe siècle avec l'apparition de traités de savoir-vivre et d'hygiène vantant les vertus du bain, bénéfique pour la santé et la peau. L'hygiène est en effet, dans cette société fortement influencée par la bourgeoisie montante, le symbole de la pureté de l'âme et de la vertu.

 

Quelques Fleurs, Houbigant - Carton, papier - Paris - vers 1920 - D. 8 cm

 

Le savon, dont la qualité s'améliore considérablement avec la découverte de la soude artificielle en 1791, occupe alors une place considérable dans la parfumerie. Le célèbre Eugène Rimmel estime en 1880 que la savonnerie de toilette en est l'une des branches les plus importantes.

 

Poudre à la rose, L.T. Piver - Cristal opalin peint aux émaux et or - France - XIXe siècle - H. 46 cm

Poudre L.T. Piver - Cristal opalin peint aux émaux et or - France - XIXe siècle - H. 46 cm

 

De la Renaissance à la première moitié du XIXe siècle on recourt également beaucoup à la parfumerie sèche aux usages divers : poudres pour sachets, pour le visage, la perruque, commercialisées en "vrac" dans de grands pots aux décors raffinés.

 

Coffret à parfum ayant appartenu à la chanteuse Maria Malibran (1808-1836) - Maroquin noir, soie bleue, cristal, argent - France - avant 1836 - H. 10,5 cm

La parfumerie recoit un coup funeste après la Révolution française, voulant balayer tout ce qui peut rappeler la Cour de Louis XVI, malgré la création de parfums aux noms évocateurs : parfum à la guillotine, à la Nation,...

 

Eau de Cologne de Jean-Marie Farina, Roger & Gallet - Verre, verre clissé, baudruche - France - début du XXe siècle - H. 22,5 cm ; 21 cm

Mais dès le Directoire une frénésie de luxe et de plaisirs s'empare de la société. Le Paris des Muscadins, à la tenue extravagante, raffolant du musc, de la civette, de la muscade, et des Merveilleuses, au luxe tapageur et portant des tenues inspirées du costume grec, devient la capitale de la mode.

 

Ensemble de flacons à sels - Cristal taillé, cristal taillé et gravé, argent - Bohème - XIXe siècle - H. 2,3 cm à 4,9 cm

Sous l'Empire, alors que Joséphine adopte les senteurs exotiques (vanille, girofle, cannelle), Napoléon préfère l'Eau de Cologne qu'il apprécie en frictions.

 

Flacon à sels - Verre améthyste, résille en argent doré - France - milieu du XIXe siècle - H. 13 cm

 

La Restauration est l'époque du romantisme et des fragrances légères et douces, des eaux parfumées et des parfums d'ambiance, dans des flacons précieux en opaline, cristal overlay, émail cloisonné,...

 

Ensemble de flacons en forme de carotte, de pomme de pin, de noix, de coquillage - Porcelaine, métal argenté - Angleterre - XIXe siècle - H. 7 cm

 

Les élégantes, aux fréquentes langueurs, portent en collier, en bague ou glissés dans leur manchon ou dans leur sac, flacons à sels et vinaigrettes contenant de puissants effluves à respirer en cas de pâmoison.

 

 

retour au début

 

 

Savon

Savon, violette de Parme, Paul Tranoy - Carton, papier - Paris - début du XXe siècle - L. 19,4 cm

C'est dans l'empire romain que se répand l'usage du sapo, pâte moussante à base de graisse de chèvre et de cendres de saponaire.

 

Savon Supérieur aux Violettes de Grasse, Quaglia Frères - Carton, papier - Grasse - vers 1920-1930 - L. 20 cm

 

Mais le savon, à base d'alcali, n'apparaît pas avant le Moyen Age. Les célèbres savonneries de Marseille, créées au milieu du XVe siècle, connaissent une grande expansion au XVIIe siècle, lors du déclin des fabriques italiennes.

 

Home Soap, Savon des Familles, Gellé Frères - Carton, papier - Paris - fin du XIXe siècle - début du XXe siècle - L. 14,5 cm

 

Aujourd'hui, le suif ou des huiles végétales comme le coprah (amande de coco débarrassée de sa coque) servent de base à la fabrication du savon.

 

 

 

retour au début

 

 

Poudre

Ambre Royal, Violet - Carton, papier - Paris - début du XXe siècle - L. 7,6 cm

 

La poudre, substance fine et impalpable, l'un des plus anciens fards, est connue depuis Hérodote (Ve siècle avant J.-C.).
Au XVIe siècle, on commence à agrémenter les coiffures d'une fine poudre d'amidon ou de farine parfumée et colorée.
Le XVIIIe siècle reste celui de la parure et de la coquetterie par excellence. Jamais poudre et fards n'ont été plus employés. Les femmes ne songent qu' à se parer, "se plâtrer", se farder, se mirer... Les hommes, quant à eux, se poudrent à frimas, de blanc.

 

Frigor, Dorin - Carton, papier - Paris - vers 1930 - D. 8,3 cm

 

 

 

A la fin du XVIIIe siècle, Joséphine de Beauharnais, la Créole, accoutumée aux senteurs fortes et épicées de son pays, et surnommée "la folle du musc", met au goût du jour les poudres parfumées à la vanille, à l'ambrette...
Ces poudres sont contenues dans des boîtes exécutées avec un soin tout particulier, dans les matériaux les plus nobles : écaille, bois précieux, ivoire, galuchat, laque de chine.
Sous le second Empire, à la poudre de talc, d'amidon, se substitue la poudre de riz, impalpable, parfumée, veloutée et colorée, adoucissant et harmonisant, par un léger voile, l'éclat du visage. Beaudelaire fait ainsi l'éloge du maquillage qui "flatte la vision poétique de la femme".
Dès l'industrialisation de la poudre, dans la première moitié du XXe siècle, apparaissent les boîtes rechargeables en carton.

 

Sorriso di Geisha, Cipria - Carton, papier - Italie - vers 1950 - D. 6,2 cm

 

 

Les industries de la cosmétique au service du charme féminin connaissent à cette période un essor prodigieux et créent des lignes parfumées dans lesquelles s'intègre la poudre.
Certains emballages sont de conception japonisante, d'autres plus passéistes avec leurs décorations de marqueteries ou de galuchat issues du XVIIIe siècle.

Dans les années 1920, des procédés techniques en constante évolution contribuent à une nouvelle présentation des boîtes à poudre, marquée par le début du papier métallisé.
Après une longue période d'austérité, due aux deux conflits mondiaux, au cours de laquelle les fabricants jouent sur les volumes, sur la qualité de l'impression, la pureté du graphisme ou l'harmonie des couleurs, une autre métamorphose survient dans les années 1960, avec l'apparition du plastique qui se substitue peu à peu au carton.
Le marché des cosmétiques devient planétaire et la technologie de plus en plus performante fait émerger des produits sûrs et de qualité, ultra sophistiqués, aux propriétés chimiques réputées allergisantes.
Au fil des siècles, avec l'emploi de matériaux nobles, écaille, bois précieux, ivoire, puis avec le carton, le plastique, la boîte à poudre, aux étiquettes polychromes somptueuses, constitue le véritable témoin culturel d'une évolution sociologique et artistique.

 

 

retour au début

 

 

Eau de cologne

Eau de Cologne de Jean-Marie Farina, Roger & Gallet - Verre clissé, métal - France - début du XXe siècle - H. 11 cm

 

Au début du XVIIIe siècle, Jean-Marie Farina commence à exploiter à Cologne une eau alcoolique à base d'agrumes, l'Eau Admirable, dont la formule lui vient de son oncle, Jean-Paul Feminis, et dont la faculté de Médecine de Cologne atteste les vertus thérapeutiques.

 

Eau de Cologne de Jean-Marie Farina, Roger & Gallet - Verre, baudruche - France - XXe siècle - H. 15 cm ; 13,5 cm

 

Cette préparation vivifiante à l'odeur fraîche et hespéridée que les français appellent Eau de Cologne, remporte un immense succès dans toute l'Europe.

Au début du XIXe siècle, un autre Jean-Marie Farina, héritier du fondateur de la célèbre maison et de la formule, s'installe à Paris et devient fournisseur attitré de l'empereur Napoléon Ie. En 1840, il cède son affaire à Léonce Collas qui la vend en 1862 à Messieurs Roger et Gallet qui continuent à commercialiser la fameuse Eau de Cologne.

 

 

retour au début

 

 

Cristal

Ensemble de flacons à sels - Opaline, cristal, métal doré - Angleterre, vers 1840 - Autriche, vers 1845 - France, milieu du XIXe siècle - H. de 8,4 cm à 11,2 cm

L'opaline est un cristal coloré par l'adjonction d'oxyde d'étain et d'os calciné qui lui donne cet aspect laiteux imitant l'opale, pierre précieuse opaque ou translucide très appréciée au XIXe siècle.

 

Flacons à sels - Cristal overlay, argent - France, Saint-Louis - vers 1835 - H. 9,8 cm ; 13,6 cm ; 9,6 cm

Pour obtenir un cristal overlay, on laisse glisser sur le flacon tenu en haut d'une canne une mince couche de la couleur que l'on désire donner à l'overlay. L'art du tailleur lui apporte sa perfection. En effet, c'est le pontil taillé sur le pourtour du flacon qui permet d'en apercevoir l'intérieur, ainsi que la diversité des couches successives.

 

Flacon à sels, tête de profil incluse en cristalo-cérame - Cristal, métal doré - France - vers 1825 - H. 7 cm

Canne : longue tige de fer creuse qui sert à la fois à cueillir le verre et à le souffler.
Pontil ou canne pleine : tige de fer pleine qui sert à l'élaboration du flacon au cours des différentes phases de fabrication, ainsi qu'à son transport.

La technique du cristalo-cérame ou sulfure consiste à faire l'inclusion d'un camée en porcelaine dans un flacon en cristal. Les premiers sulfures datent de la fin du XVIIe siècle.

 

 

retour au début

 

 

Vinaigrette pendentif

 

Flacons à sels et vinaigrettes.

Ensemble de flacons à sels - Verre, cristal - Europe - XIXe siècle - H. 2,3 cm à 4,9 cm Ensemble de flacons à sels - Verre, cristal - Europe - XIXe siècle - H. 2,3 cm à 4,9 cm Vinaigrettes - pendentif contenant chacune une éponge imbibée de vinaigre aromatique - Or, lapis lazuli, jade ; or - France - vers 1820 - 1830 - H. 1,5 cm ; 1,3 cm   D. 3,3 cm ; 4,2 cm Vinaigrettes - pendentif contenant chacune une éponge imbibée de vinaigre aromatique - Or, lapis lazuli, jade ; or - France - vers 1820 - 1830 - H. 1,5 cm ; 1,3 cm   D. 3,3 cm ; 4,2 cm Flacons représentant moines et soldat "chapardeurs" - Porcelaine - Allemagne - XIXe siècle - H. 9 cm

 

retour au début

 

 

Diffuseur à parfum

 

Tout comme au XVIIIe siècle, l'usage des pommanders et diffuseurs à parfums est très répandu dans la première moitié du XIXe siècle, règne du goût bourgeois : décent, raisonnable, sans folie.

 

Pommander - Lapis lazuli, vermeil - Autriche - XIXe siècle - H. 12,9 cm Pommander en forme de fruit, s'ouvrant en six quartiers à couvercle coulissant, chacun portant inscrite une vertu cardinale - Lapis lazuli et vermeil - Autriche - XIXe siècle - H. 12,9 cm Paire de flacons de cheminée - Porcelaine - Paris, marque de Jacob - vers 1850 - H. 21 cm Diffuseur de parfum en forme de lampe romaine décorée d'un mufle de lion et d'un serpent tenant un petit alambic - Cuivre, bronze doré - France - époque Charles X (1824-1830) - H. 22,5 cm

 

vers Une histoire de la parfumerie

 

     
 
© 2000 - 2008 Musées de Grasse. Tous droits réservés - Crédits