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Une histoire de la parfumerie
XXe siècle
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Des sixties aux années '70
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A partir des années '60, la culture entre désormais
dans la catégorie des biens de consommation, la civilisation des
loisirs est là. Les "sixties" marquent en effet le plein épanouissement
de la culture de masse et la première mise en place systématique
par André Malraux d'une véritable administration de la culture.
En réaction à cette culture officielle, le mouvement hippie, né
aux Etats-Unis, se développe en France. La jeunesse découvre l'Inde,
ses gourous, ses sectes et ses senteurs : elle se parfume au santal,
au musc, au patchouli et brûle des bâtonnets d'encens. Elle prône
le retour à la nature, le refus des contraintes, l'égalité des sexes,
la recherche des paradis artificiels. Pop music, blousons de cuir
noir, cheveux longs symbolisent cette jeunesse en rébellion, qui
manifeste en mai '68 son rejet de la société de consommation.
Parallèlement à cette "anti-mode", la haute-couture s'oriente vers
le prêt-à-porter de luxe, avec Yves Saint-Laurent, Daniel Hechter,
Paco Rabanne, Cacharel, tandis que Mary Quant crée les premières
mini-jupes.
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Des parfums au succès exceptionnel
sont lancés : Fidji de Guy Laroche,
Madame Rochas de Rochas, Calèche
d'Hermès et la fameuse eau de toilette pour homme Eau
Sauvage de Dior, créée par Edmond
Roudnitska. A la fois discrète et persistante, elle marque l'avènement
de la parfumerie au masculin et ouvre la voie aux "eaux fraîches"
féminines, masculines et androgynes.
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Les années '70
inaugurent une période de réelle ouverture sur l'extérieur, dont
bénéficie largement la culture américaine. Les nouvelles techniques
de marketing reflètent parfaitement ce mouvement : il ne s'agit
plus de produire et de vendre mais d'analyser le marché et les comportements
des consommateurs pour répondre à leurs attentes et donc optimiser
la rentabilité. Le succès médiatique et le chiffre des ventes deviennent
primordiaux. Tout comme la société, la parfumerie s'internationalise,
composant ses parfums sur le modèle américain et multipliant par
deux ses concentrations. Ainsi, le parfum Opium,
lancé par Yves Saint-Laurent en 1976 à grand renfort de publicité,
est la version française du parfum américain Charlie
de Revlon, lancé en 1973. Qualifié de "parfum de dépendance" dans
son accroche publicitaire, il matérialise les fantasmes et les désirs
de la nouvelle bourgeoisie et il suggère la transgression des tabous,
de l'évasion et de l'ivresse. Par sa dimension à la fois mystérieuse,
magique et sacrée, le parfum permet d'accéder à une vie spirituelle
supérieure, à la quête de l'absolu.
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D'autres parfums orientaux suivent
: Expression de Jacques Fath, Magie
Noire de Lancôme, J'ai Osé
de Guy Laroche,...
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Parmi les nouvelles créations,
de grands succès séduisent également la nouvelle bourgeoisie : Anaïs
Anaïs de Cacharel, Chamade
de Guerlain, Amazone d'Hermès,
Calandre et Métal
de Paco Rabanne, Farouche de Nina
Ricci, Mystère de Rochas, Rive
Gauche d'Yves Saint-Laurent, First
de Van Cleef & Arpels...
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Créations
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Quelques créations des années '70
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