|
voir la version
avec le plug'in QuickTime VR
Besoin d'aide ? : cliquez ici
Cette image panoramique du salon est à 360°.
Les Progrès de l'Amour dans le coeur d'une
jeune fille
Copies d'Auguste La Brély (1838 - 1906), d'après Jean-Honoré Fragonard
Huiles sur toile
n.d. (XIXe siècle)
H. 3,18 m L. 2,15 m
|
|
Lorsque Jean-Honoré Fragonard arrive à Grasse en 1790 chez son
cousin Maubert, il apporte avec lui quatre grandes compositions
peintes de plus de 3 m de hauteur, illustrant Les Progrès de
l'Amour dans le coeur d'une jeune fille, que lui avait commandées
Madame du Barry pour le pavillon de Louveciennes, puis qu'elle refusa.
Une lettre du 26 janvier 1865 de Monsieur Malvillan, un descendant
direct d'Alexandre Maubert, indique que Fragonard installa lui-même
ces quatre panneaux dans le salon de son cousin : La Surprise,
La Poursuite, La Lettre d'Amour, L'Amant Couronné.
Des pans de mur restant vides, Fragonard aurait peint sur place
:
- deux autres grandes toiles plus étroites : L'Abandon et
L'Amour Triomphant,
- quatre dessus de porte : L'Amour en sentinelle, L'Amour
folie, L'Amour poursuivant une colombe et L'Amour
assassin,
- quatre étroites bandes en hauteur représentant des roses trémières.
Au-delà du dynamisme de la composition, des couleurs éclatantes,
de la végétation luxuriante qui sert de nid aux deux amoureux, ces
panneaux constituent l'un des premiers grands ensembles de peinture
de plein air, plein de vie, de bonheur et de joie.
En 1898, Louis Malvillan, petit-fils d'Alexandre Maubert, vend
le tout, non sans les avoir fait copier par l'excellent peintre
lyonnais Auguste La Brély. Les originaux, désormais connus sous
le nom des Fragonard de Grasse, sont depuis 1915 exposés à la Frick
Collection de New York.
|